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PASSE-MURAILLE #8 – JUIN 2016

Émission du 27 juin 2016

«La réinsertion sociale est un leurre et la bonne conduite un antibiotique pour ne pas se laisser bouffer par le système. Si tu te laisses aller, tu finis avec les camés, si tu ne réfléchis pas, tu fais partie des ânes, et si tu penses trop tu gênes. Je préfère la dernière solution. Je n’ai jamais eu peur d’exprimer mes opinions. Les prisons au Mexique, en France ou ailleurs sont immondes et ne sont que le fruit d’un monde sécuritaire dans lequel on veut nous faire vivre en maintenant les peuples dans la peur et la pauvreté. qu’ils fassent attention parce qu’en prison on pense, et beaucoup.» 

Natacha Lopvet  /  L’envolée n°44

 

Partie 1 (30 min) (clic droit sur le lien et sur “enregistrer sous” pour télécharger !)

Partie 2 (30 min)

Partie 3 (30 min)

Au sommaire…

– Brefs retours du procès de Kamel Bouabdallah à Grenoble.

https://kamelibre.noblogs.org

– Présentation du journal L’Envolée, numéro 44

Lecture de la lettre de Natacha Lopvet

http://lenvolee.net

– Des nouvelles de Christine

– Lancement du chantier Baumettes 2

plus d’espaces, moins de place…

– extrait de Quelques messages personnels de Pierre Clémenti

En juillet 1971, au cours du tournage d’un film à Rome, Pierre Clémenti est arrêté à son domicile pour détention de drogues. il va rester plusieurs mois à la prison de Regina Coeli, clament son innocence. dans ce livre, il retrace cette période en écrivant un véritable réquisitoire contre la justice et les conditions d’enfermement.

– Rappel des brèves locales

19 mai : trois voitures d’agents pénitentiaires des Baumettes à Marseille, stationnées devant la porte principale de l’établissement, sont parties en fumée. Ce n’est pas la première fois puisque deux véhicules d’agents avaient déjà été carbonisés il y a un mois, et trois autres il y a trois ans…

https://labourrasque.noblogs.org

Seth Gueko – Michto / Bachar Mar Khalifé – Marea Negra / Nonstop – Garden Party / La Rumeur / Gainsbourg – La chanson du forçat

PASSE-MURAILLE #7 – Mai 2016

Émission du 23 mai 2016

face à l'enfermement

« La prison ne sert à rien. Elle est un moyen de sanction archaïque, bien plus cruel en vérité, bien plus violent que la violence elle-même car c’est une violence continue. Il est inhumain d’enterrer un être humain. »

(Kamel Bouabdallah, Maison d’arrêt de Grenoble-Varces, mai 2016)

Partie 1 (30 min) (clic droit sur le lien et sur “enregistrer sous” pour télécharger !)

Partie 2 (25 min) (clic droit sur le lien et sur “enregistrer sous” pour télécharger !)

Partie 3 (28 min) (clic droit sur le lien et sur “enregistrer sous” pour télécharger !)

 

Au sommaire de l’émission :

  • Montage sur l’histoire de Kamel et appel à venir assister à son procès les 20, 21 et 22 juin 2016 à Grenoble

« Je ne sais plus quoi faire pour me faire entendre », Fabrice Boromée

Montage extrait de l’émission #1, novembre 2015.

Incarcéré en Guadeloupe le 10 février 2010 et transféré en août 2011 en métropole, Fabrice Boromée a déjà été emprisonné dans 83 établissements pénitentiaires. Sa peine initiale était de 8 ans.
Fabrice dénonce les conditions de détention, le racisme des surveillants et réclame son transfert en Guadeloupe, il se bat. La pénitentiaire et la justice veulent lui faire payer son insoumission.
Condamné à 15 mois ferme pour une pseudo agression sur le directeur de la maison centrale de Clairvaux, lequel venait de lui annoncer le décès de son père, à Pointe-à-Pitre. Fabrice n’avait pas été autorisé à se rendre à l’enterrement.
Il a de nouveau été condamné à 8 ans pour la « prise en otage » d’un surveillant de la prison ultrasécuritaire d’Alençon Condé-sur-Sarthe (Orne), en janvier 2013, au côté d’un autre prisonnier longue peine. Sa peine est donc passée à 28 ans.
A nouveau, suite à des événements survenus dans celle de Vendin-le-Vieil, il est passé en procès. C’était le 16 octobre 2015, au tribunal correctionnel de Béthune. La prétendue victime, le directeur adjoint, ne s’est pas porté partie civile.

Fabrice explique à la barre qu’il n’avait pas le choix, pour sortir de l’isolement et dénoncer les violence qu’il subit « Mme, comment je dois réagir quand un surveillant me traite de sale nègre ? » demande-t-il à la présidente.

Son combat est un combat pour tous les prisonniers ultramarins qui sont déportés en métropole, et contre l’isolement.

A l’énoncé de la peine, à nouveau huit ans de prison, Fabrice Boromée lance à la présidente du tribunal : « Madame, vous m’avez condamné à mort. Bonne fin de journée. »
Depuis le procès, il a été transféré à Annoeulin puis au QI de Fleury-Mérogis.

Il a fait appel, le délibéré a depuis été rendu : 6 ans… Toutes peines alignées, Fabrice doit passer 34 ans en prison.

Lorsque les prisonniers longue peine prennent un otage, c’est la parole qu’ils prennent. Toute notre solidarité à Fabrice pour son combat contre l’isolement, le racisme en prison et l’absurdité du système colonial de transfert en métropole des détenus d’Outremer.

Le montage qui suit est composé d’extraits d’entretien réalisés en octobre 2014 (il était à la Centrale d’Arles) et d’une lettre de septembre 2015 à l’Envolée, publiée dans le numéro 42 (D’autres lettres dans le numéro 43).

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