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PASSE-MURAILLE #12 – octobre 2016

« Je sais que tu m’attends
Au fond de ta prison
Derrière les murs de sang
De nos deux horizons.
Je marche, je cours, je pleure
Rendez-vous à 13h
Faut même que j’accélère
Si je veux être à l’heure (….) »

(Catherine Charles)

 

Discussion en direct  avec une personne qui s’est rendue  régulièrement aux Baumettes pendant 5 ans pour visiter son compagnon. L’occasion de faire un état des lieux des parloirs et un pied de nez à la pénitentiaire…

Partie 1 (clic droit et enregistrer sous pour télécharger)

 

Partie 2

 

PASSE-MURAILLE #10 – Août 2016

 

Émission du 22 août 2016

Contention NB

« Votre condition d’expert est encore plus abjecte puisque vous vous présentez comme un spécialiste en « expertise mentale », prétendant appliquer cette logique, l’examen technique et normatif, à l’esprit des individus. Mon esprit et tout mon être ne sont pas des objets d’expertise à des fins judiciaires et je refuse donc de satisfaire vos penchants scientistes les plus vils en me soumettant aux examens auxquels vous me conviez. »

Lettre de Damien adressée à Erik Nortier, expert psychiatre agréé par la justice.

 

1ère Partie (clic droit sur le lien et sur “enregistrer sous” pour télécharger !)

 

 2ème Partie (clic droit sur le lien et sur “enregistrer sous” pour télécharger !)

Au sommaire…

  • Extraits de Sans remède et L’Envolée et Haine des chaines et textes inédits sur la psychiatrie

AP et HP

Lettre de damien

Je vous écris d’une poubelle

En allumant des feux dans la nuit obscure (audio)

  • Mutinerie à la prison pour mineurs de Casablanca

« Voilà ce que c’est ! », sur la violence des matons de Villefranche

Un prisonnier raconte sur le répondeur de l’émission (07.58.74.63.01) ce qu’il a vécu à la Maison d’Arrêt de Villefranche-sur-Saône (69) : violences, humiliation, mépris… et en prime une condamnation, à son encontre, par la justice.

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Nota : Les surveillants dont il est question au début ont été mis en examen, mais pas condamnés, pour des violences sur un prisonnier au mois d’octobre 2015. Leurs collègues se sont mis en grève le 15 janvier 2016 pour les soutenir.

Montage extrait de l’émission #4.

« Je ne sais plus quoi faire pour me faire entendre », Fabrice Boromée

Montage extrait de l’émission #1, novembre 2015.

Incarcéré en Guadeloupe le 10 février 2010 et transféré en août 2011 en métropole, Fabrice Boromée a déjà été emprisonné dans 83 établissements pénitentiaires. Sa peine initiale était de 8 ans.
Fabrice dénonce les conditions de détention, le racisme des surveillants et réclame son transfert en Guadeloupe, il se bat. La pénitentiaire et la justice veulent lui faire payer son insoumission.
Condamné à 15 mois ferme pour une pseudo agression sur le directeur de la maison centrale de Clairvaux, lequel venait de lui annoncer le décès de son père, à Pointe-à-Pitre. Fabrice n’avait pas été autorisé à se rendre à l’enterrement.
Il a de nouveau été condamné à 8 ans pour la « prise en otage » d’un surveillant de la prison ultrasécuritaire d’Alençon Condé-sur-Sarthe (Orne), en janvier 2013, au côté d’un autre prisonnier longue peine. Sa peine est donc passée à 28 ans.
A nouveau, suite à des événements survenus dans celle de Vendin-le-Vieil, il est passé en procès. C’était le 16 octobre 2015, au tribunal correctionnel de Béthune. La prétendue victime, le directeur adjoint, ne s’est pas porté partie civile.

Fabrice explique à la barre qu’il n’avait pas le choix, pour sortir de l’isolement et dénoncer les violence qu’il subit « Mme, comment je dois réagir quand un surveillant me traite de sale nègre ? » demande-t-il à la présidente.

Son combat est un combat pour tous les prisonniers ultramarins qui sont déportés en métropole, et contre l’isolement.

A l’énoncé de la peine, à nouveau huit ans de prison, Fabrice Boromée lance à la présidente du tribunal : « Madame, vous m’avez condamné à mort. Bonne fin de journée. »
Depuis le procès, il a été transféré à Annoeulin puis au QI de Fleury-Mérogis.

Il a fait appel, le délibéré a depuis été rendu : 6 ans… Toutes peines alignées, Fabrice doit passer 34 ans en prison.

Lorsque les prisonniers longue peine prennent un otage, c’est la parole qu’ils prennent. Toute notre solidarité à Fabrice pour son combat contre l’isolement, le racisme en prison et l’absurdité du système colonial de transfert en métropole des détenus d’Outremer.

Le montage qui suit est composé d’extraits d’entretien réalisés en octobre 2014 (il était à la Centrale d’Arles) et d’une lettre de septembre 2015 à l’Envolée, publiée dans le numéro 42 (D’autres lettres dans le numéro 43).

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